One By K

A propos

PLUS QU’UNE MARQUE, “ONE LOVE, ONE LIFE, ONE ISLAND” EST UN ÉTAT D’ESPRIT. CELUI DE KARINE DOUMENJOU, SA FONDATRICE, QUI A LA PASSION DES FRINGUES, DE LA VIE, DE SA FAMILLE ET DE SAINT-MARTIN.

« One Love, one Life, one Island », un slogan ternaire désormais célèbre que Karine Doumenjou avait en tête depuis longtemps. «Ce phrasé a pour moi une résonnance personnelle» confie-t-elle. « One love » fait bien sûr référence à la chanson de Bob Marley. Arrivée à Saint-Martin à l’âge de 16 ans, elle se souvient avoir entendu le titre en boucle à la radio. Le reste est venu naturellement : «One life, parce qu’on a qu’une vie et One Island, parce qu’on y revient toujours».

L’histoire de la création de la boutique ?  «C’est plutôt banal», répond elle humblement. Après avoir élevé ses enfants et occupé plusieurs emplois, notamment dans l’immobilier, elle qui avait toujours rêvé de «faire des fringues» décide de se lancer fin 2014. Pour ne pas prendre trop de risques, elle commence par trente T-shirts, qu’elle fait imprimer sur l’île par un ami sérigraphiste. «Avant d’ouvrir une boutique climatisée, je voulais d’abord être certaine d’avoir l’adhésion de la population locale» explique-t-elle avant de raconter avoir commencé par un conteneur situé derrière la Péninsule. Depuis quelques mois, la T-shirt store est installée à la B.O, sur la place du village, non par choix délibéré mais «parce que ça s’est présenté». Ce qui a permis de toucher également les touristes, même si la clientèle locale reste majoritaire.

Karine est également approchée par des clubs sportifs : «Les gens me disent apprécier le message positif, que Saint-Martin n’a pas connu que des heures de gloire alors ça fait du bien». Son succès semble inspirer puisque depuis un an et demi une dizaine de marques se sont créées, dont certaines vraiment similaires à la sienne. Une concurrence qui n’effraie pas Karine «mais qui rend parfois difficile certains projets d’avenir». Il est en effet plus compliqué de s’investir dans quelque chose qu’on risque se faire voler. Malgré la réussite indéniable, elle refuse de parler de success story parce que sa famille est installée sur l’île depuis longtemps, et qu’elle-même a fait différentes choses avant.

A l’instar de ces sacoches en toile de tente de l’armée que lui confectionne une amie dans le sud-est de la France, elle privilégie de plus en plus les pièces uniques. Elle est par ailleurs en contact avec de jeunes designers locaux qui font actuellement leurs études à Paris. Elle mise sur quelque chose qui soit à la fois exclusif et local, sans pour autant tomber dans le désuet.

 

  • Source : http://www.soualigapost.com/